Randonnée à Blassac autour du Pié Rouge

En raison de chutes de neige, la randonnée initialement prévue le 9 février avait été remise au 23. Et bien nous en a pris, puisque ce dimanche la météo a été plus que favorable. Soleil et douceur printanière — certains se sont même plaints qu'il faisait trop chaud — étaient au rendez-vous. Au surlendemain du Festival des Solidarités, pour lequel beaucoup avaient œuvré et donné beaucoup d'énergie, nous craignions que la sortie ne soit désertée. Et bien non, au contraire, la randonnée a eu du succès: nous étions une petite vingtaine.

Pour aller à Blassac en partant de Saint-Beauzire, il y a deux options: la plus évidente, passer par Brioude, Vieille-Brioude et descendre par la D585 la vallée de l'Allier jusqu'à Villeneuve / Saint Ilpize, mais on peut aussi couper à travers la montagne en passant par Saint-Just et rejoindre la vallée de l'Allier à la Vialette. C'est cette option que nous avons prise. 

C'est plus court en distance, mais plus long en temps. Ça tourne beaucoup. Mais nous n'avons pas regretté notre choix car en passant par la montagne, on domine la vallée et on en a une vue imprenable. Dans le minibus que je conduisais, j'entendais pousser des oh et des ah à chaque virage, — ils sont nombreux — et ce n'était pas des haut-le-cœur dus à la sinuosité du parcours mais l'expression de la surprise devant la beauté du panorama.

À Blassac, nous retrouvons Brigitte (qui s'impatientait, nous avions dit 14h devant l'église et nous avions bien une demi-heure de retard), ainsi que Vincent et son chien Kairos, dont nous avons déjà parlé ici ou (de Kayros, pas de Vincent). Vincent, quant à lui, qui se remettait de sa super prestation de Monsieur Loyal au Festival des Solidarités, souhaitait se reposer et était venu, de Chilhac à côté, où il habite, confier Kayros à Mireille, qui se trouve être — vous saurez tout — sa maman.

Après ce long préambule, nous voilà partis pour une petite dizaine de kilomètres sur l'itinéraire concocté par Marie-Claude.

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Départ de Blassac Le peloton reste groupé...

Rien de spécial, si ce n'est que pendant 3 km, il y a très peu de dénivelé, le groupe reste à peu près groupé, chacun se dispute auprès de Mireille la tenue de la laisse de Kayros, on s'arrête pour faire des photos, puisqu'on longe l'Allier et à main gauche, on jouit du panorama sur la vallée, Lavoûte-Chilhac et plus loin vers l'est Chilhac.

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Pause-photo au niveau de Béveze qui domine Lavoûte-Chilhac

Dans le début de la montée, jusqu'au Pradal, le groupe commence à s'effilocher et les premiers arrivés doivent attendre le gros du peloton (je ne vise personne, c'est une expression de journalistes sportifs — qui en ont très peu, les journalistes sportifs, d'expression) .

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À Pradal, à 4km du départ, le groupe de tête attend le gros du peloton...

Après le Pradal, où on a pu se ravitailler à l'eau de sa fontaine et après que Marie-Claude ait vérifié sa carte, on continue la montée vers Cunes via un fossé rendu boueux par le ruissellement des eaux de la montagne.

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Regroupement au Pradal. Marie-Claude vérifie le parcours sur sa carte

Arrivés à Cunes, nous ne sommes pas au bout de nos peines, car nous ne sommes qu'à 740m et le sommet est à 796m.
56m, c'est pas la mer à boire me direz-vous. Peut-être! Peut-être...

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Arrivée sur Cunes

Peut-être, mais quand on regarde le profil altimétrique sur IGN-Rando (voir ci-dessous), on a l'impression de gravir un sommet de l'Himalaya. Question d'échelle. Comme si on avait oublié un 0 aux altitudes de l'échelle de gauche. On multiplie par 10 = 7970m. Presque l'Everest (en tibétain : ཇོ་མོ་གླང་མ,) - 8848m.

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IGN-Rando

À propos d'Everest et puisque nous avions la chance ce dimanche de marcher avec un demandeur d'asile tibétain, T. qui porte le même prénom qu'un des deux premiers vainqueurs de l'Everest en 1953, Tensing Norgay (བསྟན་འཛིན་ནོར་རྒྱས), je me suis permis de lui demander s'il connaissait son illustre compatriote. Non.

C'est dommage, car son histoire est extraordinaire (je vous laisse la lire sur Wikipedia). Des deux vainqueurs, l'histoire retint surtout le nom de Sir Hillary (il fut anobli par la reine d'Angleterre) et non le nom de celui qu'on pensait être un humble Sherpa. Il avoua plus tard qu'il aurait préféré conquérir l'Everest avec l'équipe suisse de Lambert qui le traitait d'égal à égal, alors que les britanniques avaient une mentalité plus colonialiste.

Redescendons de ces hauteurs vers Blassac.

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Retour à Blassac; Non il n'y a pas d'immeuble-tour à Blassac. c'est seulement les échafaudages du clocher de l'église en réfection.

Quand Blassac est en vue, on découvre un étrange immeuble, une sorte de tour au milieu du village. Est-ce l'ivresse des hauteurs? Une hallucination?

Ce n'est que le clocher de l'église qui, en réfection, est habillé d'échafaudages et de toiles de protection...

Voir l'itinéraire sur IGN-Rando

IGN-Rando

 

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Mardi 25 février 2025

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