Manif du 22 mars au Puy: Non au racisme

Début mars, La LOCO était destinataire d’un mail de la part de Christine de RESF dans lequel elle rappelait l’organisation de la journée du 22 mars. Journée internationale contre le racisme.

« Face aux attaques racistes et xénophobes quotidiennes de l'extrême droite, de la presse Bolloré, de ministres, c'est un outil important de réaction. Transformons notre colère en action avec tous les partenaires possibles qui peuvent aller bien au-delà des premiers signataires dans toute la France. »
Christine rappelait l’importance d’être ensemble contre le racisme et toutes ses manifestations, et dénoncer clairement cette politique gouvernementale de rejet des migrants, et de racisme "décomplexé".... « Ce n'est pas le monde que nous voulons ! »

Le 18 décembre 2024, lors d’un rassemblement pour la Journée internationale des migrants, des organisations et collectifs ont déclaré :
"Nous ne voulons pas d'une société raciste. Ensemble, construisons la société dans laquelle nous voulons vivre, une société de tous les droits pour toutes et tous, une société de solidarité, de fraternité, de justice, et de respect des libertés ».

Né-e-s ici ou venu-e-s d'ailleurs, uni-e-s contre le racisme !

Lors de son Conseil d’Administration extraordinaire du 4 mars, les membres de La LOCO présents ont voté à l’unanimité la proposition d’être signataire de cette déclaration et de participer à la Journée du 22 mars.

Plusieurs membres de La LOCO et soutiens étaient donc présents ce samedi 22 mars à la manifestation du Puy en Velay à l'occasion de la journée internationale contre le racisme et pour l'égalité des droits. Les fermetures des CADA (centre d'accueil pour demandeur d'asile) de Saint-Beauzire et d’Yssingeaux. 

Environ 300 personnes ont pris part au rassemblement au départ de la place du Breuil. "Il y a des moments dans l'histoire où il faut se lever et faire entendre sa voix, et nous sommes dans un tel moment », telle est la phrase d'accroche du communiqué unitaire signé par une trentaine d'organisations. Un grand nombre de signataires pour un "projet de société, humaniste, solidaire, égalitaire, contre le racisme, l'exclusion, l'exploitation, pour la régularisation des sans-papiers et pour l'égalité des droits pour toutes et tous".

En raison du nombre important de manifestants, près de 300, Christine du Réseau Education Sans Frontières (RESF) a pris la parole et a invité à prendre la direction du centre-ville au rythme d'une batucada et de slogans.

De retour sur la place du Breuil, point de départ de la manifestation, plusieurs associations ont pris la parole pour soutenir leur participation. C’est Jean-Paul, au nom de la LOCO qui est intervenu :

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« Nous sommes la Loco une association qui est aussi Espace de Vie Sociale et sommes localisés à côté du Cada de St-Beauzire près de Brioude. Depuis une dizaine d’année, nous venons en aide aux Demandeurs d’Asile, d’abord avec des cours de français, mais aussi, et grâce au tissu associatif du Brivadois, en les faisant participer à la vie du territoire nous essayons ainsi de créer un « vivre ensemble ».

Fin février, après avoir appris la fermeture du Cada d’Yssingeaux, on nous a annoncé que le Cada de St-Beauzire allait fermer complètement d’ici l’été.

110 places fermées. 110 personnes, déjà ballottées dans leur parcours d’exil allaient être à nouveau ballottées.

Si ceux-là, il faut l’espérer (on nous l’a juré), ne seront pas jetés à la rue, qu’adviendra-t-il des autres, ceux qui arriveront demain pour demander l’asile dans un pays où l’accueil se réduit de jours en jours comme peau de chagrin.

On nous dit que le nombre de demandes d’Asile en France est en baisse. C’est faux. Les chiffres avancés par le ministère de l’intérieur ont été tordus pour nous faire croire à cette réalité alternative.

Et quand bien même, quand on sait que la moitié des Demandeurs d’asile n’est pas hébergé, ce n’est pas le moment de fermer des places mais plutôt d’en ouvrir de nouvelles.

Qu’on ne s’y trompe pas, cette mesure qui frappe ces 110 Demandeurs d’Asile n’est qu’une étape parmi d’autres vers le démantèlement du Droit d’Asile dont nos gouvernants voudraient tant se débarrasser.

L’histoire nous l’a montré à plusieurs reprises, au bout du capitalisme il y a le fascisme.  C’est ce à quoi on assiste maintenant ; l’alliance du charter et de la tronçonneuse.

Et ça nous concerne tous. Partout. Quand monte la marée réactionnaire, on est tous un jour ou l’autre concerné,

Ils commencent toujours par les plus faibles, et quoi de plus faible qu’un exilé qui a tout quitté pour fuir la violence, la guerre, la catastrophe climatique et qui a traversé la terre pour demander un peu de répit. »

 

 

Dimanche 23 mars 2025

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