Lors des actions autour de la Journée mondiale des réfugié.e.s le 20 et 21 juin nous étions accompagnés par un journaliste de Mediapart qui par la suite a publié un article sur la fermeture du CADA, l’engagement des bénévoles auprès des demandeurs d’asile et les mesures politiques populistes.
Au moment où il ne reste qu’un seul résident au CADA et que la page de l’accueil des demandeurs d’asile à Saint-Beauzire se tourne, nous parvient sur le site de Mediapart un commentaire d’une juge de la CNDA en réponse à l’article.
Par Lucie Lap le 23/06/2025
Même si ces éléments sont rarement pris en compte et ne sont jamais déterminants dans le travail d'évaluation des demandes d'asile qui porte avant tout sur les causes de l'exil à l'OFPRA comme à la CNDA (à part pour le cas très spécifique de "l'occidentalisation" des hommes afghans, où les documents témoignant de ce type de soutien sont importants dans les dossiers), leurs effets sur la vie de ces personnes semblent extrêmement positifs, leur donnant de très précieuses clés pour une intégration rapide dans la société française.
Cet article me remplit de tristesse, mais confirme l'engagement fort des habitant·es et du dynamisme du tissu associatif local, que j'avais déjà perçu dans les dossiers venant de Brioude, et qui n'est pas si commun. Pour autant, il est rassurant de voir que les politiques de ce gouvernement provoquent des réactions locales, qui illustrent que le rejet des étranger·es n'a rien de consensuel dans l'opinion publique, et que la solidarité demeure un puissant moteur de mobilisation et d'intégration. »
Un beau remerciement pour tous nos bénévoles qui ont œuvré pendant 10 ans pour l’intégration des demandeurs d’asile et la rencontre entre les cultures dans le Brivadois !
Mais la fermeture du CADA de Saint-Beauzire ne signifie pas la fin du calvaire des exilés arrivés en France. Tout au contraire, de plus en plus de demandeurs d’asile se trouvent sans hébergement, le nombre de personnes déboutées du droit d’asile augmente tous les jours avec des mesures politiques qui les pénalisent et les mettent de plus en plus à l’écart. Prenons ainsi le commentaire de la juge comme un appel pour continuer notre travail. Utilisons ce savoir-faire et cette force pour continuer à aider les exilés à Brioude, au Puy-en-Velay, à Clermont-Ferrand et pourquoi pas un jour à nouveau à Saint-Beauzire.
Ou comme le disait notre bénévole Florence :