Manifestation du 25 mars à Brioude

Ce mardi 25 mars, nous nous nous étions donné rendez-vous à 18h devant la Mairie pour soutenir les élus de la CCBSA (Communauté de Communes Brioude Sud Auvergne) qui allait déposé en notre nom une motion devant le Conseil Communautaire. Après quoi, nous devions manifester en nous dirigeant vers la Sous-Préfecture où nous avions demandé audience au Sous-Préfet.

Après que le élus de la Com-Com fussent rentrés "débattre" (nous apprendrons plus tard que de débat il n'y en eu pas vraiment, au point qu'une élue put parler de comportement autocratique à propos du Président de la ComCom qui a refusé de mettre la motion aux votes), nous avons lu la motion devant les presque 200 personnes présentes devant la Mairie.

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Manifestation Brioude


Après quoi nous nous sommes dirigés avec force chants, slogans, tambours et "autres dispositifs sonores portatifs" vers la sous- préfecture où nous avions demandé audience au sous-Préfet à 18h30.

Pendant que Gérard, Michel et moi-même étions reçus chez le sous-Préfet, les manifestants ont maintenu le tintamarre pour soutenir leurs représentants et fait entendre au delà des épais murs de la sous-Préfecture leur mécontentement au cris de "Cada Vivra". Différentes personnes ont pris la parole, qui pour relater son expérience de demandeur d'asile, qui pour crier sa révolte ou lire un texte écrit pour l'occasion. La chorale a chanté, , Les tambours ont tambouriné, les dispositifs sonores portatifs ont fait leur office. Bref les manifestants ont montré qu's étaient là et que leur volonté était que "le Cadra vivra".

 

On m'a dit — j'étais à l'intérieur — que dehors le soir tombant, la température devenait fraîche et le temps paraissait long.

Nous sommes enfin sortis de l'audience et bien que nous ne nous étions fait aucune illusion sur l'entrevue, nous étions un peu défaits. Nous n'avons pu que constater que le représentant de l'État s'est réfugié derrière son rôle de rouage. Ils -le sous-Préfet et la Directrice de la DDETSPP nous ont écouté, mais à chacune de leur réponse les arguments consistait, soit à renvoyer vers le ministère de l'Intérieur et le budget 2025 entérinant les 6500 suppressions de place d'accueil, soit vers l'opérateur gestionnaire du Cada, Léo Lagrange, en sous-entendant à la fois son incurie (délabrement du site, problème d'assainissement) et sa volonté de désengagement. On notera que lors de notre entretien, ce vendredi, avec Léo Lagrange les arguments sont les mêmes mais renvoyant, à l'inverse, à l'état et à ses représentants) inverse. Et dans un cas comme dans l'autre, on ne parle que de gestion et jamais de social ou d'humain. Des arguments comptables dépourvus de tout humanisme.

Nous étions venus plaider notre cause mais aussi avoir des informations. Et à notre question: Comment se fait-il qu'aucun arrêté n'ait été encore publié? (ce qui nous permettrait de le contester au Tribunal Administratif, le sous-Préfet nous a répondu que c'était normal, qu'il serait publié plus tard. Et donc que le "vidage" actuel du Cada n'était que des mouvements internes gérés par l'OFII.
On voit la manœuvre: une fois le Cada vidé vers Juillet, on publie l'arrêté et on pourra dire que sa contestation au TA n'a plus d'objet.  

Ne nous laissons ni impressionner, ni abattre. Cela fait partie de leur tactique.

Continuons la mobilisation.

  • Elargissons le cadre, faisons connaître notre lutte qui est la partie émergée d'un combat plus large contre la restriction du droit d'asile que recherche notre gouvernement
  • Nous ne sommes pas seuls : La Cimade et le Gisti ont déposé un recours contre l’arrêté du 9 janvier 2025
  • N'oublions pas que le pire est à venir:

Lire le billet de George André dans le club de Mediapart

Lire l'article de l'Eveil sur la manifestation du 25 mars

Ne pas oublier la Conférence de Maurice Zylberberg sur la politique migratoire  de l'Europe le 8 avril à la salle polyvalente de Saint-Beauzire.

 

Vendredi 28 mars 2025