Avec la canicule qui repointe le bout de son nez, nous avions décidé de faire notre randonnée mensuelle le matin. À la fraîche, comme on dit. Nous étions donc sept, à pied d'œuvre devant l'église de la Chomette, dont nous avions quelque mal à définir l'époque (après vérification c'est une église romane), à 9h30. Et partîmes sans plus attendre, car ça commençait à chauffer.

Bon je ne vais pas vous raconter le parcours, c'est très bien fait ici. Je ne vais pas non plus vous raconter comment Mireille râlait parce que dans le chemin les herbes étaient hautes et que c'était le meilleur moyen pour attraper des tiques aux mollets ou dans les chaussettes. Je ne vous dirai rien non plus de certains qui estiment que les femmes n'ont pas le sens de l'orientation...

Non, je vous dirai simplement, qu'avec le temps, nos promenades sont devenues de plus en plus causantes. Comme Aristote et les péripatéticiens qui aimaient philosopher en marchant, nous discutons de tout et de rien en cheminant sur les chemins. Nos randonnées sont maintenant un moment d'échanges hautement culturels et de débats de haute tenue. Comme dit l'autre, le dernier salon où l'on cause.

Je ne vous dirai pas non plus le fil de cette discussion ininterrompue faite de chassés-croisés, d'associations d'idées improbables, de quiproquos et de coq-à-l'âne qui font passer, par exemple, de la Nux Vomica à l'Annus horribilis, à la reine d'Angleterre puis à la princesse Diana...
Ou comme le résume Damienne:
"Moi qui était plutôt adepte de la marche en solitaire et donc en silence, ces randonnées de la Loco sont pleines de discussions enrichissantes sur des sujets très variés ; partant un peu dans tous les sens, pourvu qu'on ne soit pas égarés à la fin."
Seulement un échantillon de nos pensées du jour:
Jules César, cité par Paul, qui bien sûr est belge
