Vendredi 16 juin, en début d'après-midi, nous avions prévu de faire un Atelier cuisine avec les bénévoles et résidents dans les cuisines du bâtiment Nord en prévision du vernissage de l'Exposition du CADA "Portraits d'asile". Il s'agissait de préparer la partie "salé", le CADA s'occupant du "sucré".
Les bénévoles de "la Tablée" (Patrick, Isabelle, Véronique, Tom, Pascal) ainsi que ceux de "la Loco" (Florence, Fred, Agnès) avaient fait le déplacement.


Nous avions proposé pour cet atelier cuisine de confectionner, d'une part, un plat afghan et d'autre part, un plat soudanais. S'ajoutaient à ceux-ci, des tartes au pesto et parmesan - et enfin des melons (que nous avaient offerts les Restos du Cœur).
Côté afghan, donc, il s'agissait de Bolanis. Les afghans ont confectionné la pâte avec leur dextérité habituelle et bientôt on a pu voir sur la table, alignés, une cinquantaine de pâtons (boule de pâte) prêt à être étalés en galettes et rempli d'une farce à base de pommes de terre, de poireaux, d'oignons, de coriandre et de Garam Massala..

Côté soudanais, K. avait prévu de faire un plat de son pays. Mais malheureusement, une erreur de traduction de la recette nous a fait prendre les fèves (فاصوليا) pour des haricots (فول). Et quand il a vu nos banals haricots (dit-on banaux haricots?) , K a déclaré forfait. Heureusement, Pascal, nouveau bénévole à "la Tablée" et ancien restaurateur, nous à sauvé la mise et confectionné un plat à sa façon. Faute de fèves, on mange des haricots.

Tout ça s'est fait, comme à l'accoutumée, dans une bonne ambiance et tout était prêt à l'heure dite pour le vernissage de l'expo.
L'exposition "Portraits d'asile" se tenait à côté dans la salle qui servait de restaurant au temps du CAO.
Il s'agissait de portraits en noir et blanc (réalisés par Dylan Piol) de chacun des résidents, à qui avait été demandé d'écrire ou de choisir une phrase, qui leur semblait guider leur vie. Cette phrase figurait sous leur propre portrait. Phrases souvent profondes et empreintes d'une grande sagesse, qui, pour nous qui côtoyons souvent ces personnes, n'ont pas manqué de soulever une grande émotion.
