À deux reprises déjà, nous avions programmé une randonnée sur le volcan du Pié de la Vergueur et à chaque fois, nous en avions été empêchés par la météo et les orages. Nous avons donc, pour la troisième fois, tenté de faire, dimanche dernier, cette randonnée. Parce qu'à la Loco, on ne désarme jamais. Et aussi pour faire mentir le dicton "jamais deux sans trois" (et non pas 203 qui était le nom de la Peugeot de l'époque, il y a belle lurette, et qui, je le croyais quand j'étais petit, m'interdisait de monter dans le dit-véhicule).
Bien que le temps de la semaine précédente - des pluies incessantes - était de mauvais augure, nous avions noté que l'après-midi de dimanche était dégagé, avec peut-être des orages en fin de journée. Nous avons donc maintenu l'expédition.
Comme le rendez-vous de départ avait été donné au stade de St-Just (le Sabatoux), nous avons, dès 13h30, pour ceux qui disposaient de places, covoituré les résidents à partir du Cada. À 14h, au départ, en fin de compte, nous étions une petite vingtaine, moitié résidents, moitié habitants/bénévoles.

Après une petite explication du phénomène volcanique à l'origine du Pié de la Vergueur par notre géologue maison, Jean-Marie, nous voilà partis à l'assaut du volcan. Le ciel était couvert mais pas encore menaçant.
Durant cette marche d'approche, Jean-Marie intervenait de temps à autre pour compléter nos connaissances (minces) en volcanisme.
En arrivant sur le village de Verneuges et juste avant d'entamer la montée finale, le ciel s'est mis à craquer à plusieurs reprises. Comme nous l'avait déjà enseigné Jean-Marie les fois précédentes, les orages sont plus dangereux quand on se trouve sur un volcan car le sol y contenant une grande quantité de fer, la foudre y tombe plus fréquemment. Nous dûmes donc nous replier précipitamment vers le village d'Artigues. Bien nous en prit, car la pluie se mit à tomber drue et nous pûmes nous abriter sous un hangar à l'entrée du village avant d'être complètement trempés.

Je vous épargne le retour au bercail de notre équipée en déroute (heureusement, nous pûmes grâce au papa de Laura, appelé à la rescousse, retourner chercher nos voitures au point de départ). Enfin arrivés à la Loco et nous séchant autour de cafés, thés et petits gâteaux, nous nous promîmes (passé simple qui se la pète!) de retourner, un de ces jours, à l'assaut de ce volcan maudit...



