La Loco-mobile en août: 3ème étape aux Bordes de St-Beauzire

Jeudi 21 août : Les Bordes (commune de Saint-Beauzire) – Mini-conférence

Avec cette étape aux Bordes de Saint-Beauzire, la LOCO’MOBILE proposait une rencontre autour du four banal de ce hameau. Conférence par les Amis de Saint-Beauzire sur le patrimoine des fours banaux et le rôle qu’ils ont eu au cours des âges.

Pour communiquer sur cette étape,

  • des tracts ont été distribués dans toutes les boîtes aux lettres du bourg de Saint-Beauzire et du hameau des Bordes. Au total, quatre habitants de la commune de Saint-Beauzire étaient présents dont une du hameau visité.
  • Une newsletter a été envoyée aux adhérents et sympathisants. C’est surement ce qui explique la présence des douze autres personnes présentes.

Pour cette dernière étape du mois d’août, le beau temps avait fait place à la pluie. Heureusement, le four banal a été un espace d’accueil remplissant en partie sa fonction d’antan de lieu d’accueil pour des soirées de partage. Thérèse, présente ce soir-là nous résume tout cela dans le poème ci-dessous.

Le Four banal

C’est une histoire d’un soir pas banal.
Petite brume pluie régénératrice
Pour cette terre desséchée brulée par le soleil.
Fin d’été dernier soir de la sortie de la petite caravane de la loco
Il ne fait pas vraiment beau
Mais chaud dans les cœurs
Tous réunis dans le four banal bien à l’abri
Moment de bonheur serré les uns contre les autres
Nous écoutons le récit captivant des souvenirs d’antan
Puis comment ne pas citer
Ces instants de joie de partage
Ou chacun se retrouve
S’ouvre à l’autre
En toute convivialité
Pour recréer la beauté

A la suite de l’apport de Serge-Pierre*, président de l’Association des « Amis de Saint-Beauzire » partenaire de La LOCO, la pluie ayant fait une halte, les participants ont pu sortir pour partager les différents plats apportés. C’est autour de cette table que d’autres échanges conviviaux ont eu lieu.

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La Loco-mobile en août: 3ème étape aux Bordes de St-Beauzire


Valérie a pu échanger avec Christine et lui proposer ses terres pour accueillir ses ruches. D’autres ont proposé les prunes de leur jardin. Anne-Lise a rencontré d’autres personnes et découvre la richesse de ces rencontres.

Malgré le temps, La LOCO’MOBILE a cette fois encore rempli sa mission de soutenir des rencontres qui créent du lien.

En septembre, La LOCO’MOBILE sortira pour poursuivre cette aventure et découvrir de nouveaux lieux.

 

*Serge-Pierre Mondani nous a fait parvenir le résumé de sa conférence:

Causerie historique sur les fours banaux

Les fours banaux ont une longue histoire qui remonte à l'époque gallo-romaine. Au deuxième et quatrième siècles, la voie gallo-romaine passait tout près du village des Bordes. Le "mansus", un mot gallo-romain signifiant "lieu d'arrêt", était un endroit où les voyageurs pouvaient se reposer et se restaurer. Il est probable qu'une première implantation d'un four ait eu lieu à cet endroit, fournissant ainsi un lieu de cuisson pour les habitants.

L'époque carolingienne et le peuplement des campagnes

Au huitième et Xe siècle, à l'époque carolingienne, les campagnes ont connu un peuplement important. La "manse", ou mansus, désignait une terre cultivée par un affranchi, un paysan ayant des droits en échange d'un habitat rural. Cette période a vu l'émergence de fours banaux, qui étaient des fours en bois mis à disposition par le seigneur aux habitants en échange d'une redevance.

Le four banal : un équipement seigneurial

Jusqu'à la Révolution, le four banal était un four en bois construit par le seigneur et mis à disposition des habitants. Les habitants avaient l'obligation d'utiliser ce four et de payer une taxe, appelée le "ban", à chaque utilisation. Le four banal était un équipement important pour les communautés rurales, car il permettait de cuire le pain et de préparer les repas. Les fours étaient construits éloignés des maisons pour éviter les risques d'incendie.

Le rôle du fournier

Le "fournier" était l'homme attaché au seigneur qui supervisait l'utilisation du four banal. Il était responsable de l'entretien du four et de la collecte des taxes. Chaque village ou hameau possédait son propre four, qui était allumé une fois par semaine pour cuire le pain et préparer les repas.

L'évolution des fours banaux

Après la Révolution, les fours banaux sont devenus communautaires et ont été gérés par les habitants. Ils ont perdu leur caractère seigneurial et sont devenus des équipements collectifs importants pour les communautés rurales. Aujourd'hui, les fours banaux sont considérés comme un patrimoine rural important et sont protégés par les communautés de communes.

La situation actuelle

Sur la commune, sept fours sont en état et à usage collectif, tandis que cinq sont des biens privés. Les fours banaux restent des équipements importants pour les communautés rurales et sont utilisés pour des occasions spéciales telles que les fêtes et les veillées d'hiver. La réhabilitation de ces fours est importante pour préserver le patrimoine rural et maintenir les traditions communautaires.

Conclusion

Les fours banaux ont une longue histoire qui remonte à l'époque gallo-romaine. Ils ont évolué au fil des siècles, passant d'équipements seigneuriaux à des équipements collectifs importants pour les communautés rurales. Aujourd'hui, les fours banaux sont considérés comme un patrimoine rural important et sont protégés par les communautés de communes. Il est important de préserver ces fours et de maintenir les traditions communautaires qui leur sont associées.

Relevée de la causerie du 21 août 2025 au four des Bordes.

https://histoire-genealogie.com/Le-four-a-pain

Vendredi 22 août 2025