La Loco "met le feu" à la Grange à Palabres

Grange a Palabres

Lors de notre Thé-Café d'Avril, où nous avions joué quelques morceaux avec Fred, A. L. et S., nous avions rencontré Christiane et Delphine de "la Grange à Palabres" de Tailhac. Des liens avaient été tissés et nous nous étions promis de nous revoir au plus vite, entre autres pour un concert de notre groupe de musique à Tailhac.

Ce qui n'a pas tardé puisque moins de trois semaines plus tard, Christiane nous rappelait pour nous inviter à venir jouer à la Grange le vendredi 17 lors d'une soirée "Musiques du Monde".

Le jour-dit nous avons donc chargé le minibus avec les instruments et les musiciens. Fred estimant que sa contrebasse ne pouvait voyager dans de bonnes conditions dans le minibus est parti avec sa voiture et sa grand-mère (c'est ainsi que les musiciens appellent l'instrument). Il restait alors 3 places dans le minibus que nous comptions remplir avec les éminents membres du fan-club: Nathalie, Georges, An. et Mathilde. Las, à l'heure du départ, Georges était bloqué à la gare d'Issoire et Mathilde n'avait pas fini son travail. Nous partîmes donc avec un fan-club réduit mais néanmoins enthousiaste: Nathalie et An. (qui a pris la plupart des photos et des vidéos, qu'il en soit remercié).

La Grange à Palabres, c'est pas la porte à côté, comme dit l'autre. C'est au-delà de Langeac, il faut compter presqu'une heure de route. Et ne pas perdre Fred qui nous suivait avec sa voiture et sa grand-mère (voir supra).

En arrivant à Tailhac, puis à la Grange, située en haut du petit bourg, tous s'émerveillaient devant le superbe paysage. Et il faut l'avouer, c'est super. 

Nous avons été chaleureusement accueillis par Christiane et Ahmad.

Petit à petit la Grange s'est remplie. Un public éclectique: des habitants du cru, des néo-ruraux, des originaires d'Afrique de l'Ouest, des demandeurs d'asile du Cada de Langeac, etc. 
Après l'excellent repas africain/créole, Fred, A., B., S. et moi-même avons pris nos instruments et commencer à jouer notre répertoire habituel :  des musiques d'Afrique de l'Est (en Swahili / Kirundi). 

A. notre chanteur était particulièrement en forme. Au milieu de "Bwana Nipe Pesa", il s'est levé et s'est mis à danser en invitant les gens à venir danser avec lui..

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Palabres


Quand vint le moment de jouer "Jambo Bwana", ce fut de la folie.  Le public s'est mis à chanter et danser pendant que A. sur le refrain citait chacune des personnes (nous avions pris soin de noter tous les prénoms avant) suivi de Hakuna matata ("pas de souci" "no problem", une phrase que Disney, toute honte bue, a volée et s'est appropriée et pour laquelle elle perçoit des sommes phénoménales).


Plus tard, en deuxième partie, nous avons joué d'autres chansons en Swahili (Inzoga Y'umukunzi, Rima, etc) et A. a chanté "Nous aussi nous aimons la vie" accompagné par la bande audio (nous n'avons pas assez répété pour la faire en live).

Après notre "prestation" et différents "duels de djembé", la pression étant retombée, nous nous sommes mêlés aux autres et nous avons beaucoup parlé, dansé, ri, bu un peu (moi pas du tout, je conduisais), devisé dehors sous la lune où Ahmad avait installé des canapés et des fauteuils. Il était minuit quand nous avons songé à rentrer (avant que le minibus ne se transforme en citrouille).

Bref, une super soirée où nous avons pu faire connaissance avec différentes personnes, - entre autres des demandeurs d'asile du Cada de Langeac (que nous avons pu redescendre à Langeac grâce aux places vides laissées par notre fan-club défaillant) - et nous nous sommes promis de nous revoir au plus vite.

Mardi 21 mai 2024

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